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La définition par WIKIPEDIA

 
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Armandelia
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MessagePosté le: Lun 17 Déc - 19:16 (2007)    Sujet du message: La définition par WIKIPEDIA Répondre en citant

On nomme cinéma une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Le terme désigne indifféremment aujourd'hui une salle de projection ou l'art en lui-même.
Le terme est l’apocope de « cinématographe » (du grec κίνημα, kínēma, « mouvement » et γράφειν gráphein, « écrire »), nom donné par Léon Bouly en 1892 à l'appareil dont il dépose le brevet. Le terme est lui-même souvent abrégé dans le langage familier en « ciné » ou « cinoche ».
Comme dans toutes les démarches artistiques, une œuvre cinématographique - ou film - est généralement destinée à un public, rassemblé en l'occurrence dans un lieu d'exploitation dédié, lui-même souvent dénommé « cinéma » par métonymie.


Notons qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma actuel.
Le principe d'une histoire avec des images en mouvement ne définit pas la totalité du cinéma, il existe en effet des films sans histoire à proprement parler. Ainsi, des œuvres expérimentales comme Koyaanisqatsi, des documentaires (certains sont cependant scénarisés, les documentaires-fiction), ou encore des films de poésie ou abstraits (Un chien andalou, de Buñuel et Dalí).
Il a été donné de voir des films sans mouvement apparent, composés de photographies filmées, des films sans tournage (les films d'archives, ou les films expérimentaux, des films sans son (pour des raisons techniques mais aussi un parti pris artistique), et même des films sans images.
Le mot « cinéma » désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés.
Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, la prestation des acteurs huitième art et la bande dessinée neuvième art.
À ses débuts, le cinéma était muet, il n’y avait donc pas de son en synchronisation à l’image. Plus tard on y intégra des mélodies pour accentuer les émotions et finalement, la technologie d’encodage du son sur le bord de la pellicule photo apparut. Puisqu’au début le son n’était pas présent, le réalisateur devait donc mettre en scène des histoires avec le moins de dialogue possible. Le but était de montrer les sentiments des personnages uniquement par l’image. Après l’arrivée du son lié à l’image pourtant, beaucoup de réalisateurs tel Fritz Lang (qui avait baigné dans le muet) ou encore Alfred Hitchcock ont continué à créer en montrant davantage les choses qu'en les disant. Hitchcock disait d'ailleurs détester les films qui étaient des photographies de gens qui parlaient, et vouloir faire des films qui soient des photographies de gens qui pensent.
Pour exemple le film Soupçons (Hitchcock, 1941) où la quasi-totalité du film consiste à faire passer les émotions de Lina Mclaidlaw (Joan Fontaine) grâce aux expressions de son visage.

LES ORIGINES DU CINEMA
 
 
La question de savoir qui a inventé le cinéma est problématique : Le mot cinéma est l'apocope de "cinématographe". Aujourd'hui, le cinéma désigne plus précisément un art dont la quintessence réside dans la projection publique d'images animées. On est en droit de se poser cette question : Est-ce que la paternité du cinéma revient au seul crédit des frères Lumière ? Pour formuler autrement, le cinématographe était-il vraiment la première machine à projection d'images animées, et était-elle la seule ?
Pour le 50e anniversaire du cinéma, Léo Sauvage publia dans L'action un article intitulé "Il y a 50 ans, Louis Lumière n'inventa pas le cinéma". Georges Sadoul lui répondra en ces mots "Si, il a inventé le cinéma… avec une cinquantaine d'autres..."
Le cinéma est né de la rencontre d'innovations dans le domaine du support photographique et dans celui de la synthèse du mouvement utilisant la persistance rétinienne (et l'effet phi) :
PRECINEMA
 

 
À partir de ce moment, des scientifiques vont se pencher sur la combinaison photographie/synthèse du mouvement, à savoir la recomposition du mouvement. Ces recherches vont être motivées dans un premier temps par un but purement scientifique : s'il était question de recomposition du mouvement, il n'était pas encore question de projection.  
  • 1876 - Suite à une polémique sur la course du cheval, Eadweard James Muybridge met au point une expérience : il dispose 12 puis 24 appareils photo le long d’un hippodrome, déclenchés par le passage du cheval. Il obtint ainsi une décomposition du mouvement en plusieurs photographies et conçoit le zoopraxiscope, lui permettant de recomposer le mouvement.
  • 1882 - Étienne-Jules Marey simplifie le dispositif de Muybridge pour créer le fusil photographique. Il l'améliore six ans plus tard en chronophotographe à bande mobile.

NAISSANCE DU CINEMA
 
 

  • 1888 - Louis Aimée Augustin Le Prince filme une scène de deux secondes (RoundHay garden scene), mais la fragilité du support papier le rend inapte à la projection. Il disparaîtra mystérieusement sans pouvoir terminer ses travaux.
  • 1891 - Edison crée le kinétographe, première caméra de prise de vue. Les films tournés n'étaient pas projetés mais regardés à travers une visionneuse baptisée Kinétoscope. La date de l'invention d'Edison ne peut pas être considérée comme date de naissance du cinéma car le Kinétoscope ne permet pas de projeter le film. Edison ne s'intéresse d'ailleurs pas à la projection, jugeant que cela tuerait rapidement l'intérêt du public pour l'invention.


  • 1892 - Le Français Léon Bouly dépose le brevet d'un appareil qu'il nomme "cinématographe Bouly", le 12 février 1892, puis « cinématographe » dans un autre brevet qu'il dépose le 27 décembre 1893. Son invention utilise du film non perforé. Le Français ne renouvelant pas son brevet, Louis Lumière reprit le nom de cinématographe pour son invention.
  • 1894 - Edison dévoile le Kinétoscope au public : tous les inventeurs du monde vont alors tenter d'aboutir à la mise au point d'un appareil de projection d'images animées. Le procédé semble alors simple : coupler l'appareil d'Edison avec une lanterne magique en imaginant un système d'entraînement intermittent. De nombreux inventeurs de nombreux pays vont y parvenir, devenant inventeurs du cinéma dans leur pays :

Les frères Lumière, qui tournent quelques films en 1894 et en effectuent des projections privées en 1895, décident d'organiser une projection publique payante, le 28 décembre 1895, au salon indien du Grand Café, à Paris. L'appareil des Lumière a un tel succès qu'Edison rachète l'invention d'Arma et Jenckins, qu'il renomme Vitascope. Les projections du Vitascope précédèrent de peu celles du cinématographe sur le territoire des États-Unis. Néanmoins, le succès du cinématographe dépassa de très loin celui de son concurrent.
C'est la date du 28 décembre 1895, date de la première projection publique payante, qui est communément retenue en France comme étant la naissance du cinéma (projection payante publique d'images animées), alors que les frères Lumière eux-mêmes n'en revendiquaient pas, avec raison, la paternité : ainsi, les historiens américains vont donner plus de crédit à Edison en amoindrissant les travaux des frères Lumière, et occulter le fait que le brevet du cinématographe est un brevet français. À la différence d'autres appareils de projection, le cinématographe Lumière, à la fois caméra, tireuse et visionneuse, supplantera les autres procédés de reproduction du mouvement utilisés jusqu'alors, comme le Kinétoscope d'Edison. On ne peut nier la paternité d'Edison sur la mise au point d'un système de reproduction des images animées, mais celle de la vulgarisation des images animées qui sera la base, le fondement d'une industrie puis d'un art peut être attribuée aux frères Lumière. Les frères Lumière envoyèrent des opérateurs de par le monde afin de ramener des films courts, les premiers documentaires, en quelque sorte, mais aussi les débuts d'un certain cinéma amateur. Un opérateur, filmant sur un bateau, inventa le premier travelling.
Notons que les frères Lumière étaient des industriels de la photographie qui inventèrent également la plaque photographique sèche, le procédé de photographie couleur dit autochrome et le Tulle-gras® (pour soigner les brûlures).


LES PREMIERES HEURES DU CINEMATOGRAPHE
  • 1892
    • 12 février : Léon Bouly dépose le brevet d'un appareil « réversible de photographie et d'optique pour l'analyse et la synthèse des mouvements, dit le Cynématographe Léon Bouly ».
  • 1893
    • 27 décembre : Le même Léon Bouly renomme son appareil « Cinématographe ». Il est l'inventeur du nom.
  • 1895
    • 13 février : Les frères Louis et Auguste Lumière déposent le brevet du Cinématographe.
    • 22 mars : Projection privée par les frères Lumière à Paris à la Société d'encouragement à l’industrie nationale. Au programme : la Sortie de l'usine Lumière à Lyon.
    • 28 décembre : Première projection publique et payante à Paris par les frères Lumière dans le Salon indien du Grand Café, 14 boulevard des Capucines. Au programme notamment l'Arroseur arrosé, le Repas de bébé, la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. 35 spectateurs payants le premier jour ; 35 francs de recette pour 5 francs de bénéfice pour un loyer fixé à 30 francs. Suite aux articles élogieux de la presse parisienne, 2 000 à 2 500 spectateurs se pressent rapidement tous les jours ; le loyer reste lui fixé à seulement 30 francs pour un an… La salle pouvait accueillir entre 100 et 120 spectateurs.
  • 1897
    • En avril : L'opérateur de Lumière Félix Mesguich est arrêté aux États-Unis sous le prétexte qu'il ne disposait pas d'autorisation pour filmer. Il était en train de filmer une bataille de boules de neige. C'est en fait la conséquence d'une attitude protectionniste, demandée notamment par Edison… La première compagnie Lumière aux États-Unis est contrainte de stopper ses activités sur le territoire américain.
Exploité de front en salles et dans des fêtes foraines, le cinéma devient vite un art populaire. Charles Pathé envoie des cameramen à travers le monde pour en ramener des scènes typiques sous forme de documentaires. Les premiers films traitent d'amour, d'épopées (premiers westerns), de burlesque. Précurseur en matière d'effets spéciaux, Georges Méliès réalise le Voyage dans la Lune avec des effets en trompe-l'œil. Il expérimente toutes sortes de techniques empruntées au monde des illusionnistes. Si les frères Lumière furent déterminants dans l'invention de la machine qui rend possible l'éclosion du cinéma, c'est Méliès qui le premier, fait du cinéma, c'est-à-dire invente et crée autre chose qu'une simple vue d'une entrée en gare ou de personnes en mouvement.
NAISSANCE DES CINEMAS PERMANENTS


 
Les représentations cinématographiques sont d'abord effectuées par des opérateurs Lumière. L'électricité ne se généralisant vraiment qu'à partir de 1905, l'alimentation dangereuse des lanternes pose parfois des problèmes pour les séances en intérieur. Certains commerces sédentaires vont ajouter la projection à leur activité (cafés, restaurants), mais ce sont surtout les forains qui vont s'emparer de l'invention en tant que nouvelle attraction : La première projection foraine eut lieu à Lille en août 1896. À la fin de l'année, ils sont neuf forains sur le territoire à présenter cette nouvelle attraction.  
  • 1897 - L'incendie du Bazar de la Charité suite à une projection cinématographique fait de nombreux morts.
  • 1900 - Explosion du nombre de cinématographes en tant qu'attraction foraine. Cette activité sera croissante jusqu'en 1906.
  • 1903 - Ouverture du premier cinéma permanent à Bordeaux en 1903.
  • 1910 - Gaumont instaure un système de location de films et en arrête la vente.
DU MUET AU PARLANT
ENTRE-DEUX GUERRES ET APRES-GUERRE

LES EXPATRIES
APRES-GUERRE


 
Les accords Blum-Byrnes de 1946 imposent, en contrepartie d'un effacement partiel de la dette de la France envers les États-Unis, la projection de films américains dans les salles françaises, ce qui contribue à l'américanisation du cinéma en France et en Europe.  


ETHIQUE ET POLITIQUE  
 

POLEMIQUES


 
En France et aux États-Unis, le Français Louis Aimée Augustin Le Prince construit et dépose le brevet d’une caméra le 11 janvier 1888. Les essais sur le pont de Leeds et dans sa propriété de Roudhay en Angleterre en octobre 1888 avaient été concluants. Il s’agit des plus anciens films existants. C’est en 1890, après avoir amélioré sa caméra, que l’inventeur disparaît mystérieusement dans le train express Dijon-Paris du 16 septembre 1890. Selon la loi américaine, ses brevets sont alors suspendus pendant sept ans. Entre temps l’histoire du cinéma se fit naturellement sans Augustin Le Prince.  
 
Les sources sur Le Prince montrent que s'il a bien réalisé un "travail" en 1888 appelé Roundhay Garden Scene, il s'agit plus d'un travail dans la lignée de Muybridge, à savoir un travail sur la chronophotographie. Plusieurs arguments contestent Le Prince en tant qu'inventeur du cinéma, sans retirer le mérite qui lui est toutefois dû :  
  • Le Prince a utilisé une émulsion Eastman sur support papier non perforé, ce qui le rend peu apte à être projeté (le papier celluloïd perforé ayant été commercialisé fin 1889).
  • Il n'existe aucune trace de projection publique des travaux de Le Prince.
  • Roundhay Garden Scene a été "reconstitué" en 1930 à partir des photogrammes de Le Prince. La version que l'on peut ainsi voir utilise donc une technique non disponible à l'époque.
  • L'appareil de Le Prince permettait de prendre 20 clichés en deux secondes, soit 10 images par seconde, ce qui est insuffisant pour reconstituer le mouvement.
 
Enfin, les sources sur Le Prince - majoritairement anglophones - doivent être prises avec précaution : Rappelons que le terme anglais camera désigne également l'appareil photo, et que le terme film désigne d'abord le support (pellicule) et pas nécessairement le film en tant que succession de photogrammes aboutissant à la reproduction du mouvement. 
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MessagePosté le: Lun 17 Déc - 19:16 (2007)    Sujet du message: Publicité

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